L’Udaf mobilise le FSE+ pour accompagner plus de 1 100 élèves
L’Udaf de La Réunion met en œuvre sur toute l’île le Contrat local d’accompagnement à la scolarité (Clas), dans le cadre d’un appel à projets de la CAF de La Réunion. Pour financer cette action, qui mobilise 110 accompagnateurs dans 45 établissements, elle s’appuie aussi sur le Fonds social européen plus (FSE+), avec une convention de près de 1,7 million d’euros sur deux années scolaires. Un levier puissant, mais exigeant.
L’Udaf de La Réunion met en œuvre sur toute l’île le Contrat local d’accompagnement à la scolarité (Clas), dans le cadre d’un appel à projets de la CAF de La Réunion. Pour financer cette action, qui mobilise 110 accompagnateurs dans 45 établissements, elle s’appuie aussi sur le Fonds social européen plus (FSE+), avec une convention de près de 1,7 million d’euros sur deux années scolaires. Un levier puissant, mais exigeant.
Le Clas poursuit un double objectif : accompagner les enfants dans leurs apprentissages, en leur apportant un soutien méthodologique, et soutenir les parents pour qu’ils s’impliquent davantage dans le suivi de la scolarité de leurs enfants. Déployé dans 45 écoles et collèges de l’île, le dispositif bénéficie à plus de 1 100 élèves du primaire et du collège. Pour le faire vivre, l’Udaf mobilise environ 110 accompagnateurs scolaires, recrutés à temps partiel en contrats d’usage couvrant l’année scolaire.
Le modèle économique de l’action repose sur la complémentarité de deux sources de financement : d’une part, un financement annuel de la Caf ; d’autre part, une convention FSE+ de près de 1,7 million d’euros sur deux années scolaires. Le FSE+ contribue à la mise en œuvre du socle européen des droits sociaux en finançant des actions en faveur de l’emploi, de l’éducation, du développement des compétences et de l’inclusion sociale. Il fonctionne sur le principe du cofinancement : il ne prend jamais en charge l’intégralité d’un projet, mais intervient en complément d’autres ressources, avec un taux pouvant atteindre 85 % selon les dispositifs.
Pour l’Udaf, ce cofinancement, compris entre 60 et 85 %, constitue un véritable levier : il renforce ses capacités d’intervention et lui permet de développer ses actions auprès des familles. Il s’accompagne toutefois de contraintes fortes. Les fonds européens sont mobilisés sur une période longue, ce qui oblige le porteur de projet à disposer d’une trésorerie suffisante pour engager les dépenses et garantir la continuité de l’action dans l’attente du versement complet des subventions. Pour y répondre, l’Udaf a développé un partenariat de proximité avec la Caf de la Réunion en signant une convention pour fluidifier les contraintes de trésorerie.
Les exigences administratives et financières sont, elles aussi, particulièrement rigoureuses : suivi des dépenses, traçabilité des opérations, production de justificatifs précis. Elles supposent une organisation adaptée et une vigilance constante dans la gestion et le suivi du projet.
Forte de cette expérience, l’Udaf de La Réunion devrait être amenée à mobiliser davantage les fonds européens dans les années à venir, afin de consolider ses actions et de développer de nouveaux projets répondant aux besoins des familles.

